Unfriended (2015)

unfriended screaming frightening face

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Pour ne pas passer une énième soirée devant mon écran d’ordinateur (pour faire plaisir à ma mère/ femme/ maîtresse, rayez les mentions inutiles), j’ai voulu me mettre un film… Et je me suis retrouvé devant un écran. D’ordinateur. Si si. Mais attention, c’est le film qui présente comme seule et unique prise de vue l’écran de l’héroïne, la bien nommée Blaire. C’est pas moi, j’y suis pour rien.
Et si je n’avais pas passé un aussi bon moment, je me serais posé de sérieuses questions. Et ma mère/ femme/ maîtresse aurait fait la gueule.

Mais non, pas besoin, la sauce a pris. Sur cette idée super originale, une histoire complète et prenante se déroule, de la date anniversaire du suicide d’une camarade de classe jusqu’au dénouement, sans qu’on quitte jamais le MacBook de Blaire, cette lycéenne si jolie, sympa, propre sur elle…

Les réseaux sociaux, c’est hyper dangereux en fait

Dans l’ensemble, les personnages sont un peu transparents mais ils sont beaux, ils jouent relativement bien, ça colle. L’ambiance se développe et on est happé par cet environnement si familier (NB : si vous n’avez jamais touché un ordi de votre vie et que vous ne connaissez rien à Facebook, Skype, iMessages, Youtube, vous risquez d’éprouver quelques difficultés pour suivre, d’autant qu’une bonne partie du film n’est composée que d’échanges de textes, mais bon, si vous n’avez jamais touché un ordi, il y a peu de chances que vous puissiez lire cette critique).
En tous cas, le quotidien d’un jeune, campé sur son lit, son ordi sur les genoux, est retranscrit avec précision (même si, pour d’évidentes raisons de compréhension visuelle, les raccourcis clavier ne sont pas utilisés).

Instantané de la flippe

Tout s’enchaîne très vite (le long métrage dure moins d’une heure et demi) dans un crescendo efficace. Unfriended garantit quelques scènes gores, des surprises et démontre malgré tout une certaine maestria dans l’art de flanquer les jetons. Parce que pour se mettre à flipper rien qu’en lisant des textos ou en subissant des bugs et des ratés informatiques (nombreux hein, même si on est sur Mac – oui je trolle), il faut une dose de talent non négligeable.
Ça va vite, c’est la pagaille, c’est une joyeuse (du moins au début) bande de jeunes. Bon, vous avez vu l’affiche du film de toutes façons. Ça vous donne une idée de la colère dans laquelle peut vous mettre un ordi qui déconne… Et l’ordi de Blaire, il déconne à plein tube. Et ce n’est pas le seul ! Ce bordel ambiant, qui demande du spectateur une attention de chaque instant (il se passe toujours quelque chose dans un coin de l’écran, une notification importante, un texto qui arrive, il faut s’accrocher parce que vous subissez, ce n’est pas vous qui contrôlez le trackpad). Blaire, qui plus, est, maîtrise son outil et elle va vite. Pour taper, pour passer d’une app à une autre. Tout est en direct. Unfriended se déroule en temps réel.

Cyber quoi ?

Il faut également relever que le film traite du cyber bullying (qui n’a jamais été souffre douleur ?). Un thème abordé intelligemment par le réalisateur.
Enfin, on a la preuve, mais on s’en doutait (normal, ça appartient à Microsoft), que définitivement, Skype, c’est bien de la merde vu comment ça fonctionne dans le film…

unfriended horror movie scary scene